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COVID-19 et les impacts sur les transports en commun

Face à la pandémie virale du COVID-19, les mesures mises en place pour maîtriser la crise sanitaire ont inévitablement bouleversé plusieurs aspects de la vie socio-économique en France et dans le monde entier. À l’heure où les mesures restrictives de déplacement disparaissent progressivement, il est intéressant d’analyser dans quelle mesure les impacts en matière de mobilité semblent être conjoncturels ou durables.

Alenium Consultants a mené en 2021 une étude prospective, afin d’établir un bilan des connaissances sur l’impact du COVID-19 sur la mobilité des personnes et des marchandises, ainsi que d’identifier les principales tendances à retenir. Les constats réalisés se trouvent dans une série de cinq articles publiés sur notre site internet.  

Pour les autorités organisatrices et les opérateurs, l’impact du COVID-19 sur les transports en commun reste une préoccupation majeure. Bien qu’un retour progressif des voyageurs aux transports en commun du quotidien soit observé en 2022, il est toujours constaté que les taux de fréquentation demeurent inférieurs à ceux connus avant la crise sanitaire. En effet, d’après le CEREMA, la fréquentation s’élève à environ 85% de la fréquentation normale en province et à 80% en Île-de-France. Dans son bilan annuel 2021, l’Autorité de régulation des transports (ART) constate que la reprise de la fréquentation des transports ferroviaires du quotidien (76% du niveau avant crise) reste inférieure à celle des trains grande vitesse, qui ont déjà retrouvé le niveau de 2019. Une baisse du nombre d’abonnés aux transports collectifs urbains et à TER est également vérifiée : un usager sur cinq n’est plus abonné en 2021 selon l’enquête CEREMA Brest/ Le Mans en 2021. Cette baisse d’usage est encore plus prononcée pour certains profils d’usagers, comme les actifs. Parmi les trois principaux facteurs d’explication :

  • Des conditions de déplacement perturbées : depuis la crise sanitaire, l’offre de transports en commun a été affectée par des contraintes aussi diverses que la contamination du personnel roulant et les restrictions de circulation imposées par les autorités. La gestion de ces perturbations est ainsi déterminante pour la fiabilité de l’offre et pour la qualité du service proposé.
  • Des besoins de déplacement réduits : la réouverture graduelle des établissements d’enseignement ou encore l’adoption généralisée de pratiques comme le télétravail représentent des impacts importants sur la demande de transport.
  • La peur de la contamination : une partie des usagers perd la confiance dans les transports en commun (en particulier au début de la crise), considérés comme des endroits à risque en raison de la proximité entre voyageurs. Toutefois, il s’agit d’un facteur conjoncturel qui tend à disparaître : la publication d’études à ce sujet signale un retour progressif de la confiance des voyageurs. 
  • Afin de savoir si la baisse de la fréquentation des transports collectifs sera durable, il sera nécessaire d’une part observer de façon continue l’évolution du contexte sanitaire, ainsi qu’estimer dans quelle mesure les modes de vie, de consommation et de travail changeront de façon pérenne. Plusieurs phénomènes doivent être pris en compte dans cet exercice prospectif : 
  • L’essor du télétravail : en 2019, avant la crise sanitaire, à peine 1% de la population active était en télétravail à leur domicile. En décembre 2021, l’enquête Acemo - Dares signale que ce chiffre s’élève à 10%. Il faudra être attentif au niveau de télétravail qui sera maintenu dans un contexte postérieur à la crise sanitaire.
  • L’augmentation de la distance entre le lieu de vie et le lieu de travail : il s’agit d’un phénomène impliquant ceux qui ont souhaité et qui ont pu chercher des espaces résidentiels plus grands et plus distants des centres des agglomérations. Malgré le recul graduel de la pandémie, le télétravail demeure une contrainte ou un choix pour une partie de la population, notamment les cadres. Cette dynamique pose les conditions pour une « bi-résidence » ou pour une réinstallation pérenne des actifs à longue distance.
  • Les politiques contraignant l’usage de la voiture individuelle : zones à faibles émissions dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants, limitation des vitesses, contraintes de circulation, piétonnisation, etc. Ces politiques peuvent encourager un report modal vers les transports en commun selon leurs modalités d’application et de leur adhésion par les voyageurs. 

L’impact de la crise sanitaire sur les transports en commun a été très important pendant la crise sanitaire, et le rebondissement est donc affecté par l’ensemble de ces dynamiques interdépendantes. L’Observatoire de la mobilité en Île-de-France (OMNIL) prévoit, selon les simulations d’IDFM, que le taux de fréquentation antérieur à la crise sanitaire pourrait 

être de nouveau atteint autour de 2025/2027.


QUI SOMMES-NOUS ?

Alenium Consultants accompagne les acteurs publics et privés dans leurs projets d’évolution organisationnelle et dans le pilotage de leur performance opérationnelle. Notre expertise en études prospectives nous permet d’accompagner nos clients dans le décryptage de contextes complexes en transformation, dans la construction des scénarii possibles et dans la prise de décisions stratégiques vis-à-vis des enjeux identifiés. Auprès de la Société du Grand Paris (SGP), Alenium Consultants a réalisé l’analyse des impacts du COVID-19 sur la mobilité francilienne, notamment dans le cadre du projet du Grand Paris Express

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